De la pelouse sur son toit ?!
7 février 2007, 7:32 par Christophe | Dans Techniques |Vous avez certainement déjà aperçu des toits d’immeuble, de bâtiments publics ou de maisons recouverts de pelouse ou autres végétaux en tous genres…
Déjà bien développé dans les pays scandinaves, ou dans certains pays d’Europe tels que l’Allemagne, la Suisse ou les Pays-Bas, les toitures végétales présentent des avantages certains. Pourtant, nous n’en voyons encore que très (trop?) peu en France.
Techniquement, comment ça marche?
Pour commencer, la photo d’une réalisation :
(source: www.tecmat.com)
D’autres illustrations en suivant ces liens : une Culture intensive à Manhatta et une Toiture d’un restaurant norvégien
Le principe de pose est relativement simple : une membrane isolante prend place sur la toiture, surmontée d’une couche de drainage, puis une couche de substrat (terre) sur laquelle prend racine la couche végétale.Le substrat est composé généralement de compost végétal associé à des agrégats de roches poreuses (40 à 70 % du volume total de substrat). Cette composition permet de disposer d’un bon compromis entre rétention de l’eau, charge de la toiture et espace de vie pour les végétaux.
Il existe 3 degrés de végétalisation:
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extensive : l’épaisseur de substrat est de 3 à 7 cm, et la couverture est composée de mousses et sédums. La faible épaisseur permet de contrôler la végétalisation, et le poids est de l’ordre de 30 à 100 kg/m2. Hormis en période de grande sécheresse, ce type de culture ne nécessite pas d’entretien particulier, et peut être mise en place sur des toitures existantes classiques ! Mais attention, il n’est pas question d’utiliser ces toitures comme des terasses !
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semi-intensive : l’épaisseur passe à une quinzaine de centimètre, et autorise une culture plus élaborée : couvre-sols, plantes et fleurs à feuillage, voire des légumes ! L’entretien devvient nécessaire (mais reste minime), ainsi que l’arrosage.
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intensive : avec une épaisseur de susbtrat allant jusqu’à 30 cm, on utilse du gazon, des graminées ou des arbustes. Ici, la toiture devient une véritable terasse, et devra être conçue comme telle (charge atteignant 350 kg/m2). L’entretien est alors primordial : arrosage régulier, tontes… Mais ce type de culture permet de disposer d’un véritable jardin, même en pleine ville !
Et chez moi, c’est possible ?
Techniquement, il est possible de mettre en place une toiture végétale partout ! Il faudra cependant veiller :
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à la charge maximum admissible sur la toiture, en particulier dans le cas de l’installation sur de l’existant.
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à la pente de toit: on peut végétaliser des pentes allant jusqu’à 35° maximum ! Mais attention, une pente mimimum reste conseilllée, afin d’éviter la stagnation des eaux de pluies.
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au choix des végétaux : éviter les plantes caduques (Attention au bouchage des gouttières à l’automne!) et éviter les espèces qui ont tendance à devenir envahissantes rapidement. Le choix doit aussi se faire en fonction du type de climat.
Qu’a-t-on à gagner à opter pour une toiture végétale?
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Régulation des eaux de ruissellement : la toiture végétale absorbe une quantité non négligeable des eaux de pluie, ce qui permet de réduire les eaux de ruissellement. Cette eau est restituée par évaporation.
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Assainissement de l’air : les plantes respirent en produisant de l’oxygène. En ville, une toiture végétale contribuera à réduire la pollution, en absorbant les gaz polluants et les poussières. De plus, elle permettra de réguler l’hygrométrie.
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Isolation phonique et thermique : la membrane isolante de la toiture, recouverte de végétaux ne dépasse pas une température de 20°C, contre 70°C pour une couverture classique. Niveau phonique, une atténuation jusqu’à 20 dB des bruits “aériens” est possible grâce à la toiture végétale. A ce sujet, une étude menée par “Environnement Canada” estime que la végétalisation de 6% des toits de la ville de Toronto permettrait de faire baisser la température de la ville de 1 à 2°C !
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un espace de vie supplémentaire (jetez un oeil à ce site notamment : Des jardins sur les toits
Et en plus, c’est beau et original : imaginez un jour dire à des amis “moi je fais pousser des tulipes sur mon toit !”
Des limites?
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L’entretien : comme expliqué plus haut, l’entretien dépend du type de végétalisation choisie. Une culture extensive nécessitera tout au plus un peu d’arrosage en période de grande sécheresse, alors qu’une culture intensive demandera les mêmes attentions qu’un jardin classique (Et oui, les tomates qui poussent sur le toit de son immeuble, il faut bien s’en occuper !)
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Le coût : il est légèrement plus élevé que pour une toiture classique (de 30 € HT/m2 pour de l’extensif, jusqu’à 200 € HT pour l’intensif). Mais celui-ci doit être mis en confrontation avec les économies à long terme, notamment par rapport à l’efficacité énergétique du bâtiment accrue grâce à ce type de technique. Si vous avez des informations comparatives à ce sujet, n’hésitez pas à me contacter
Conclusion
Actuellement, ces solutions se développent fortement, par exemple au niveau des collectivités (notamment dans le cadre des politiques Haute Qualité Environnementale), pour recouvrir des toits d’écoles, ou de bâtiments administratifs.
Et vous, vous avez franchit le pas? Vous souhaitez essayer, mais vous avez encore des interrogations? Tous vos commentaires ou témoignages sont les bienvenus!
6 commentaires »
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Très sympa ce nouveau site.
Félicitations à son auteur.
Premier article intéressant.
Une petite question : si je tiens compte de la charge surfacique annoncée, que j’ajoute un peu (beaucoup) d’eau dans le “terrain”, un peu de neige et un petit coup de vent, ne suis-je pas obligé d’habiter dans un abri anti-nucléaire pour que mon toit résiste ?
Commentaire par Laurent — 13 février 2007 #
Merci Laurent pour ces encouragements à poursuivre
Concernant ton interrogation, la charge surfacique mentionnée correspond au substrat à saturation d’eau.
Pour le vent, il est vrai qu’il est nécessaire de prendre quelques précautions: une étude des courants d’air, et des possibilités de “tourbillons” est nécessaire. La neige, en revanche représente une charge surfacique relativement faible (20kg/m2 environ pour une chute de 20cm). Je pense que le dimensionnement d’une toiture classique prend cette charge en compte!
Mais il est bien entendu recommandé de faire appel à une entreprise spécialisée dans la pose de toiture végétale, sous peine de rencontrer quelques problèmes!
Commentaire par Christophe — 13 février 2007 #
Il existe aussi le même principe pour le murs
exemple sur le site : http://www.greenwall.fr/
Commentaire par Laurent (mais pas le même) — 16 février 2007 #
jaimeraie savoir ou ont suit les cours pour apprendre a poser gazon sur les toitures. merci
Commentaire par france — 31 mai 2007 #
pour une pelouse sir un garage terrasse béton
quelle épaisseur de terre nécessaire
en Bretagne nord .
exposition à l’est
avec tous mes remerciements
Commentaire par yannick — 15 mars 2008 #
Bonjour Yannick,
Hélas, je ne suis pas un professionnel dans ce domaine
Je vous invite donc à vous rapprocher des assos régionale, ou de l’Espace Info Energie (www.ciele.org) qui vous permettront d’orienter vos recherches.
Commentaire par Christophe — 25 avril 2008 #